Adrien TAQUET
Député de la 2ème Circonscription des Hauts-de-Seine

En circonscription

Ci-dessous le texte de ma question écrite posée à Madame la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation sur les inégalités touchant les femmes dans les domaines scientifiques et plus précisément dans celui des mathématiques.

Ainsi, d’après les chiffres publiés le 8 mars 2018, journée internationale des droits de la femme, on observe des progrès au niveau de la parité dans les milieux scientifiques certes mais qui sont encore trop insuffisants et qui invitent à une attention particulière. On trouve seulement 37% de femmes parmi les chercheurs (recherche publique), 37 % parmi les enseignants-chercheurs titulaires de l’enseignement supérieur, 24 % parmi des professeurs d’université et 12% sont présidentes d’université.

Ces orientations si sexuées peuvent s’expliquer tant par l’éducation familiale que par l’enseignement scolaire véhiculant des stéréotypes comportementaux.

Et les effets ne se font ressentir en revanche que quelques années plus tard, lorsque les stéréotypes sont bien ancrés dans les mentalités, vers la fin du collège, au lycée puis surtout dans les études supérieures. Dans le secondaire les filles représentent 79% des effectifs en classe de première L, 60% en première ES et 45% des filles passent un bac S. Par la suite, seules 28% de filles font des écoles d’ingénieures.

Les représentations sociales poussent les filles vers les voies littéraires et les garçons vers les voies scientifiques.

Très tôt, les femmes intègrent l’idée qu’elles sont moins bonnes en mathématiques que les hommes et se retrouvent ainsi pénalisées par leur manque de confiance en elles lors des épreuves scientifiques, ce que confirment les résultats des tests menés par des chercheurs. Et pour cause, on leur présente peu ou pas de modèle de réussite féminin sur lesquelles elles pourraient s’identifier pour s’imaginer faire une carrière dans ces disciplines. Une chose en entraînant une autre, les jeunes filles ne sont pas attirées par les métiers où les femmes ne sont pas visibles. Cela crée un cercle vicieux qui, en plus d’être un problème social, est un problème économique néfaste à l’échelle nationale car c’est une perte pour l’économie française de se priver de femmes chercheuses, scientifiques ou encore ingénieures.

Il lui demande donc comment faire pour atteindre l’égalité des sexes dans le milieu scientifique particulièrement dans les mathématiques.


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